chronique #30 — Zalim 1, Carina Rozenfeld.

zalimLE RÉSUMÉ.

Il vit dans l’éther du monde des esprits. Il y dort, en attendant l’appel Parfois, on le réveille. Appelé pour protéger le royaume, il possède la puissance et la souplesse de la panthère, la vitesse du guépard, la vue de l’aigle, les défenses de l’éléphant, à la charge du rhinocéros, la force du scarabée, le feu et les ailes du dernier dragon. De l’homme, il a hérité l’intelligence et la cruauté. Quand on l’invoque, il vient. Pour agir, il doit investir un corps humain. De génération en génération, il trouve un hôte pour vivre. Il est dans mon sang, dans mon âme. Il dort en moi. Mais je ne le savais pas. Je – ne – le – savais – pas. Jusqu’au jour où j’ai appris que j’étais lui, que j’étais ZALIM…


MON AVIS.

Je dois vous l’avouer, j’ai craqué pour ce livre principalement pour sa couverture qui est… splendide. J’ai profité de ma venue au SLPJ 2016 pour me procurer ce livre et je l’ai laissé dans ma bibliothèque durant six bons mois avant de le ressortir. Et j’ai été idiot de pas le faire avant, car c’est une excellente surprise !

Je n’ai pas lu énormément de livres signés Carina Rozenfeld, mais dernièrement j’ai décidé de modifier ça en piochant dans ces dernières parutions (comme L’héritier des Draconis chez Gulf Stream Éditeur) et j’en ressors généralement très content. Mais avec Zalim, c’est différent, car c’est une petite pépite : sérieusement, j’ai kiffé !

« Tremblez de peur, car Zalim est de retour… »

Dans Zalim, une guerre entre deux royaumes a explosé : celui d’Arensdaal contre celui de Rakeshin. Ce n’est pas la première. En effet, ces deux royaumes se font la guerre depuis plusieurs années… Et c’est loin d’être la dernière qui aura lieu (ou peut-être que si, finalement. Qui sait ?). Les morts dans chaque clans se multiplient… Le seul moyen de mettre fin à ce conflit est d’invoquer ce monstre sanguinaire dont tout le monde a peur, celui qui détruit tout sur son passage et qui ne fait aucune différence pour tuer… Ce démon qui, auparavant, a emporté avec lui la reine d’Arensdaal, jusqu’à la voir sombrer définitivement. Ce dénommé… Zalim.

« La vie est trop courte, trop précieuse pour être gâchée inutilement. »

L’intrigue est de qualité, de la fantasy avec un arrière goût de steampunk, rien de très compliqué, mais j’a trouvé ça très immersif. L’origine du conflit est pratiquement inconnu, et pourtant, les deux royaumes se font la guerre depuis tellement de temps… La dernière a été maîtrisée en invoquant Zalim, ce monstre qui s’empare d’un corps humain/d’un hôte afin de mettre le chaos. Bien évidemment, on a des difficultés à savoir quel hôte est habité par ce dernier… Sinon, ça serait trop simple. Mouahaha.

Carina Rozenfeld a cette faculté pour déposer des petits indices au fil de son récit, afin de tromper son lecteur. J’ai plusieurs fois été positivement surpris. Malheureusement, je ne peux pas vous en parler sous risque de vous spoiler… Mais j’ai vraiment beaucoup apprécié ce récit. Principalement grâce aux personnages diversifiés, hyper attachants, mais aussi très différents, avec leurs faiblesses bien cachées aux yeux des autres. La construction du récit offre plusieurs points de vue, c’est un pari réussi ici car c’était très plaisant d’être dans la peau de plusieurs personnages. Ces changements ont été faits avec une simplicité totale qui ne dérangent en rien le lecteur.

J’ai adoré la princesse Elyana avec son côté guerrière, féministe, prête à tout pour prouver à son peuple qu’elle peut devenir Reine ! Kaia est la sœur de la princesse, elle a cet humour et cette sensibilité qu’on n’aperçoit pas spécialement aux premiers abords mais qu’on apprécie au cours de notre avancement. Ederinn Maley, le premier ministre, est « sous les ordres » du Roi, mais c’est lui qui gère les guerriers et les choix à prendre. Il a un côté très paternel avec les deux princesses, c’est très plaisant de découvrir leurs relations.  Et enfin, Agda, la future femme du roi Yalmar, est très attachante aussi.

Quant à Jad, c’est un guerrier du clan adverse qui a un rôle important à jouer, il a un physique qui n’est pas facilement oubliable pour les habitants du royaume. Le roi Yalmar est assez indifférent vis à vis des événements… Je ne comprenais pas vraiment ces réactions en public, mais une fois dans sa tête, j’ai compris l’homme qu’il était.

« Tu es comme une flamme de beauté au milieu de l’horreur. »

L’écriture de Carina Rozenfeld est très efficace et addictive. La richesse du vocabulaire de l’autrice apporte un côté captivant. Les chapitres sont courts, déclenchant une certaine rapidité au récit. Le tome deux est censé sortir en septembre, si je ne me trompe pas. Et j’ai tellement hâte de me jeter dessus pour découvrir la fin de ce dyptique. Surtout que, quand j’ai terminé le tome un, j’étais en mode :

tenor

Je tiens à souligner qu’une adaptation de Zalim serait vraiment géniale, en film ou en série avec un cliffhanger à chaque fin d’épisodes. Ok je rêve trop, mais… Je veux ! Je veux ! Je veux !

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